Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /Fév /2010 22:18
Je suis trop a la ramasse.
Je glandouille, je maudis le gris dans le ciel, je vais au cinéma, mais je ne suis pas franchement transcendé, je bouquine sac d'os a la laverie, je regarde dexter et de temps en temps je vais travailler.

Donc honte a moi je savoure ces moments en toute impunité.

Gainsbourg vie héroique
de Joan sfar ( mais bon entre nous ca sera Gainsbourg)

Ce film semblait le plus attendu du moment. A la télévision, à la radio et dans les journaux a déferlé un seul et même nom depuis 1 mois. J'ai bien cru que cette vague m'emmènerai sur d'autres rivages, sur des plages désertes où l'on peut decouvrir un film sans se le faire déposséder par d'autres supports.
Pourtant quel bonheur ce film. Parfois il se produit un petit miracle grace a la magie cinématographique. Quand tout concorde, que le scénario imaginatif, les dialogues légers et bien ciselés, les personnages à la juste mesure, la musique en cadence avec le sujet, et puis voila la sauce prend comme on dit.
La sauce a pris pour ce film. Rien a voir avec mon amour pour le personnage principal, j'aime Gainsbourg, mais j'aime ce film malgré cela.


Brothers de Jim Sheridan ( je pensais connaitre ce cinéaste mais en fait non rien de rien)

En fait je crois que c'est parce que Sam Shepard joue dans ce film. Et je ne sais pas pourquoi mais depuis que jai vu don't come knocking j'adore cet acteur. En même temps Nathalie Portman, Jake Gyllenhaal ( quel plaie ce nom) et surtout Tobey Maguire sont plutôt excellents dans leur rôle.

Bref, ce fut une bonne surprise ce film. J'ai bien cru pendant les 20 premières minutes que le film allait basculer dans le puritanisme, mais bon le réalisateur a su mener sa barque en manoeuvrant habilement entre les poncifs réducteurs et gentillets.
J'ai été bousculé par les scènes qui se déroulent en Afghanistan. J'aime bien quand un film me bouscule, après cela pas de risque que je m'endorme. Je crois que ces scènes sont nécessaires afin d'anticiper le retour du héros ( entre temps considéré comme mort et enterré) auprés de sa famille.
La fin par contre est laborieuse, mais la dernière scène, dans un murmure reste dans l'air quelque temps encore. Même quand le générique a fini de défiler sur l'écran. Ce n'est qu'un murmure qui permet d'apaise la violence des hommes. Si seulement...

Le refuge de Francois Ozon ( mon petit doigt m'a dit que ce réalisateur était la coqueluche du cinéma français, je n'ai pas eu trop de mal a le croire....en même temps mon petit doigt sait tout!)

Alors moi je dis, bof.
J'y suis allé parce qu'isabelle carré est une des actrices françaises que je préfère. Alors un film centré sur un personnage campé par cette actrice je prends tout de suite. Et bien comme bien souvent je me suis fait des films...héhé...
Ce film retrace le portrait d'une femme qui reprend gout a la vie. Enfin pas comme on s'attend a ce que cela se passe. C'est plutôt le no man's land ce film, le no man's land du sentiment. Quand on se trouve dans ce moment de flottement où la vie on ne sait pas trop si on la désire ou si on la rejette. Elle tâte les deux chemins, sans encore prendre de décision.
Ce film s'est donc ce moment la qu'il décrit. Bien sur cela en soit n'est pas très intéressant. Pas beaucoup d'actions, même pas beaucoup de blabla, simplement le temps qui s'écoule et le petit tic-tac du ventre de Mousse (Isabelle Carré )qui semble lui rappeler qu'au bout du chemin il faudra avancer le long de la route choisie.
Seulement moi j'ai pas trop cru a son personnage, j'ai trouvé le film mal fait, un peu comme s'il avait été tourné a la va vite, le temps de louer une maison pour les vacances et puis après pesé emballé, tourné rembobiné je vous balance mon chef d'oeuvre. J'aurais aimé que ce personnage ait plus d'épaisseur, plus de chair, et que le film ne se résume pas à 1heure30 de regardage du ventre d'une femme enceinte.

Outch ca balance pas mal à paris, ca balance aussi!












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Samedi 13 février 2010 6 13 /02 /Fév /2010 11:21
Oups...ca serait léger de dire que j'ai pris du retard.

Je suis pas allé voir beaucoup de films, mais tout de même suffisamment pour faire ma langue de vipéres!

A serious man des frères Coen ( Pfff... une listes de films trop longue a citer....)

Le point d'interrogation du mois de janvier.
le film trace le portrait d'un homme dont la vie semble s'effondrer et qui tente de trouver des réponses dans la religion.
Dit comme cela, je crois que l'essence du film ne peut pas être retranscrite. En effet, l'histoire tourne autour de la religion juive et du symbolisme, ce qui pour un néophyte comme moi est difficile à pénétrer.
Alors pendant tout le film, le héros cherche des réponses a cette sempiternelle question : Dieu est-il présent dans ma vie ? M'envoie t'il un signe en me confrontant a toutes ces difficultés?

Bien sur ce film ne donne pas de réponses, mais délivre de petits moments d'absurdité cocasse absolument réjouissants. Je fais ici référence par exemple à la scéne du dentiste. Mis à part cela, je reste sur ma première impression. Le protagoniste principal nous fait constamment pitié, passé la première demi-heure, la pitié en vient à se transformer en mépris. J'attendais d'autres sensations, d'autres péripéties, mais non le film se clôt après deux heures de bavardages inutiles.

In  the air de Jason Reitman ( le réalisateur de Juno entre autre - mais on doit a son papa réalisateur lui aussi SOS fantômes )

Je ne souhaitais pas vraiment voir ce film, mais parfois le dimanche après-midi devant un UGC parisien on a pas vraiment le choix de ce que l'on veut voir. Ce film m'a plutôt procuré une sensation agréable. J'étais fatigué, je n'avais pas envie de trop refléchir, et voila l'opus parfait pour satisfaire mes exigences amoindries.
J'ai bien aimé l'idée de base, ce type qui voyage a travers le pays pour envoyer les gens au chomdu! Plutôt courageux comme entrée en matière, et carrément osé vu la crise actuelle. La réalisation aussi dés les premiers instants accroche mon regard. Les plans s'enchainent, courts, minutieux, comme une sorte de montage d'insert qui servent bien a caractériser la régularité du héros.
Puis voila l'arrivée de miss pet de sec qui vient mettre à mal George Clooney. Je n'ai pas trop aimé ce personnage, cette arriviste pleine de principe qui obéit a tous les clichés de base. L'intrigue glisse alors dans le consensuel. Nous voila de retour a la bonne vielle comédie a l'eau de rose, avec ses codes établis et une pincée d'humour tout de même bien senti. La fin m'a laissé tout de même une bonne impression. Après tout nous ne sommes pas tous fait pour vivre la même vie....
Dernier point : Je n'ai eu que deux mots à la bouche pendant tout le film...what else....! Putain de publicité!

Sherlock holmes de Guy Ritchie ( snatch....)

Cela va être court! Ce film j'avais encore moins envie de le voir que le précédent, mais bon parfois le mercredi soir devant un MK2 parisien on a pas vraiment le choix de ce que l'on veut voir....
Cela fait boum, splatch, smack, pouff et j'en passe...Mais c'est ce que l'on demande à ce genre de film, et c'est sans doute pour cela que je ne prends la plupart du temps pas la peine de me déplacer.
Alors oui on a plein les mirettes avec la reconstitution de Londres, la débauche de moyens pyrotechniques, le pseudo-surnaturel, et une réalisation soignée et un brin sophistiquée, mais cela ne me fait pas changer mon avis. J'estime que nous somme en face de ce que le fast-cinéma ( comme le fast-food) peut nous présenter de mieux . C'est chargé en calories visuelles, lourd à digérer et 2h plus tard on a envie de voir du vrai cinéma!






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Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /Jan /2010 10:59
Parce que j'aime les mélanges détonnant, j'écoute ceci :

Hot ship - one life stand
Moby - mistakes
The asteroid galaxies tour - around the bend
Lhasa de sela - el disierto
serge gainsbourg - la ballade de melody nelson

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Samedi 23 janvier 2010 6 23 /01 /Jan /2010 12:19
film de janvier : 7

Mister nobody de Jaco Van Dormael ( le huitiéme jour)
Abreuvé par les affiches placardées dans le métro, Mr Nobody paraissait être la bonne surprise du début d'année.
Que nenni...ce film demeure pour moi un énorme point d'interrogation.
Dans un premier temps je m'inquiétais simplement :
- Qué-ce-cé ce truc?
Dés le départ, je senti que l'idée du film, riche et plaisante à l'écrit allait devenir trés laborieuse à l'écran. Plus les images défilaient, plus le trouble s'insinuait dans mon esprit. Ce film est poussif. Il jouit d'une esthétique subtilisée à celle de la pub. Le réalisateur joue sur les apparences, et nous entraine dans son délire artistique sans que derrière, la trame de son histoire soit suffisament forte pour aboutir a quelque-chose.
Je dit cela parce que dans le film de michel Gondry, eternal sunshine of the spotless mind qui utlise les même ressorts, tout concorde a la fin. Alors qu'ici la fin est attendue comme une sentence et ne satisfait en rien les attentes des spectateurs. Enfin plutot de la spectatrice que je suis.

Car j'ai vite compris que j'étais presque la seule a ne pas avoir été touché par ce film.
meme sans rien y entendre, les gens ont été éblouis par le style du récit et la beauté des plans.
Je m'insurge car durant deux heures j'ai eu le sentiment de me laisser bercer par une publicité pour évian ou pour le décap four, car tout dans ce film sent le réchauffé. Tenez, prenons simplement une séquence du film qui réutilise le mythe de l'empreinte de l'ange. J'ai rarement vu quelque chose d'aussi cucul!
J'ai donc vu ce film comme une farce. Une histoire philosophique sous fond de science-fiction qui mélange tellement de choses qu'à la fin on y comprends simplement rien!
Allez ,si quelqu'un y comprend quelque chose laissez le moi savoir.....

L'idée de fond, cet homme qui s'offre le luxe d'avoir plusieurs vies, devient insoutenable pour le spectateur, car à l'évidence dans le scénario même trop de choses sont mélées. Les temps tout d'abord : les images du passé, présent, futur sont dés le départ additionées afin de donner libre court à cette chose si confuse que sont les souvenirs et l'imagination.  La narration ensuite : ce viellard qui raconte son récit, le fait-il sous le coup de l'hypnose ou répond-il à une interview? Et pour terminer la mise en scene  du film qui trops empreinte de stéréotypes ne lui permets pas de s'ancrer efficacement.

Je repense à un autre film tiens. Big Fish de Tim Burton. Quelque chose dans cette histoire se donne bien plus a voir, et à comprendre que cet ovni mal ficelé que restera Mister nobody.


Bright star de Jane Campion ( Sweetie et la lecon de piano sont à voir)
La romantique que je suis piaffais d'impatience à la sortie de ce film.
Mais j'ai bien fait de me calmer car ce film ne merite sans doute pas l'état d'excitation dans lequel je me suis mise. Néanmoins, j'en garde un souvenir leger. J'ai mis longtemps avant de rentrer dedans. Je trouvais les personnage prétentieux, et les acteurs ne me semblaient  pas coller à l'histoire, quand à la mise en scéne elle demeurait un peu trop pompeuse et les dialogues insipides.
Bref, c'était pas gagné. Puis je me suis laissé attendrir, pas par la poésie de Keats....ni pas le côté immensément chaste de leur relation mais par la passion qui grandit en eux. Et tout à coup le film se dévoile non pas comme un biopic ou un film historique, mais comme un morceau de vie. Alors oui il s'agit là d'une histoire d'amour, un thême déja vu 1 miliard de fois au cinéma. Mais Jane Campion est la narratrice des détails, du sentiment et de l'empathie.
Et de tout ce temps qui passe, des saisons et des fleurs dans la campagne anglaise.
C'est sans doute quand le film prend une tournure tragique, quand on sent poindre l'amour difficile et la détérmination des deux amants que l'histoire devient éléctrique.


Invictus de Clint Eastwood ( est-ce vraiment necessaire de préciser qui est ce monsieur ?)
Voila un film qui éveille les consciences. Comment ne pas applaudir quand on évoque monsieur nelson mandela.
J'ai vu il y a peut-être deux ans de cela, le film goodbye bafana qui retracait l'histoire du gardien de prison en charge de Mandela durant ses presque 30 ans de détention.
Dans ces cas là, l'histoire demeure plus forte que le récit. Nul besoin de l'enjoliver, nul besoin d'en rajouter pour narrer le destin d'un des hommes les plus importants du 20eme siecle.
Pourtant Eastwood ponctue son film d'allégorie, d'images fortes et de quelques poncifs et on aurait sans doute préférer qu'il s'abstienne. Mais cela ne gache pas l'émotion du récit. Une sorte de fable sportive et symbolique où les contours d'une nouvelle nation voient le jour tout au long des 2h de projection. On en ressort forcément ragaillardi et humble.



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Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /Jan /2010 23:09

J'ai regardé il y a peu le film julie et julia de Nora Ephron. Un morceau plaisant à déguster en VO, Meryl Streep étant tout simplement insupportable en francais dans le texte.

Mais tout cela pour vous parler d'une facheuse habitude que j'ai, je crois toujours eue.
J'allais refermer le clapet de mon ordinateur, quand j'entends que ce film repose sur " des faits réels".
Ni une ni deux, me voila parcourir le web à la recherche de détails véridiques. Un peu comme une amatrice de faits divers qui assouvit ses pulsions voyeuristes dans le nouveau detective.
Je pourrais me satisfaire de l'histoire narrée, mais non il me faut détacher le vrai du faux, l'imaginé du réel, l'histoire de l'Histoire....

Alors des films qui surfent sur la vague de l'histoire vraie il y en a des paquets et de toutes sortes :

- il y a les films a caractéres historiques comme le très attendu invictus
- et dans la même branche les biopics type Harvey Milk, JFK, Ghandi ou encore Séraphine
- Mais aussi les films qui donnent à voir ce que l'on pourrait appeler des faits divers : le terminal, la vague, Maria pleine de grace
- les films inspirés trés librement comme par exemple le très étrange film sur Bob Dylan, No direction home, le magique Marie-Antoinette ou le plus récent Tétro
- les pseudos films tirés de faits réels mais dont il ne s'agit que d'un coup marketing type Blair Witch ou paranormal activity
- et ceux qui de manière irréverencieuse, s'amuse à detourner la célébre phrase : "tiré de faits réels" de toutes les maniéres imaginables comme Quentin Tarantino dans son dernier opus.

Toutes ces digressions pour revenir sur la base même de cet engouement.
Qu'est-ce qui va pousser la production d'un film à orienter sa communication sur cet aspect d'un film ?
Je suis parfois ahurie devant le nombre de bandes annonces qui vantent la filiation du film à des faits réels et qui s'en servent comme d'une qualité intraséque. Mais je dois aussi avouer que cela sonne à mon oreille. C'est vrai la dimension d'un film s'accroit quand celui-ci s'inscrit dans une réalité lointaine peut-être mais réelle.
Qu'il s'agisse d'un film d'horreur, d'un mélodrame ou d'un film noir, la perception du film est différente. On a plus peur, plus pitié, plus d'indulgence ou de mépris face à ce qui nous touche plus directement. Car même si ce psychopathe ne nous as jamais poursuivie à travers les rues de londres, et bien que nous n'ayons jamais été atteint d'une maladie incurable, ces choses là semblent plus susceptibles de nous arriver, que celle qui sont nées dans la boite cranienne d'un scénariste visionnaire.

En fait ces films reposent sur un dispositif terriblement efficace.
Celui de l'empathie. Et cela les producteurs de cinéma, les réalisateurs et les scénaristes n'ont pas manqué de s'en apercevoir. Le concept même du cinéma demande une part d'identification du spectateur. Et je suis la première à préciser quand un film n'a pas réussi à me toucher, le qualifiant rapidement de loupé.
Mais l'empathie marche à plein régime quand on ajoute ses 4 mots à son générique. En effet  "L’empathie est, d’une facon générale, basée sur la reconnaissance de quelque chose de semblable à nous, en quelqu’un d’autre".

Concept marketing chéri de ces derniéres années, il fait des émules en ce moment. J'ai analysé les films à l'affiche des deux semaines, Invictus, Gainsbourg vie héroique, Bright star, Tsar, black dynamite en autre repose sur ce principe.

A quand le film concept où avant de voir apparaitre le nom des acteurs principaux, viendra s'inscrire en italique : " un film basé sur la fiction, rien que la fiction "












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